Dans un contexte où les donateurs deviennent plus attentifs et sélectifs, d’autres dynamiques s’imposent. À l’aube du dévoilement de notre 10e Étude, certaines tendances se confirment déjà.
Le travail que nous menons au quotidien chez Épisode + Atypic, auprès de nombreuses causes, nous place au cœur des transformations qui traversent aujourd’hui la philanthropie et des dynamiques qui la façonnent.
Très prochainement, nous dévoilerons les résultats de la 10ᵉ édition de notre Étude sur les tendances en philanthropie. Comme vous le savez, cette étude nous permet, depuis plus de 15 ans, de mieux comprendre l’évolution des comportements et les motivations des donateurs individuels et corporatifs.
Sans tout dévoiler dès maintenant, je peux déjà vous dire que certaines tendances se dégagent clairement. Sans surprise, une forte majorité de Québécois estiment que la situation économique actuelle a un impact sur leur capacité de donner. Pour certains, cela se traduit par des dons moins élevés, pour d’autres, moins spontanés ou encore, répartis entre moins d’organismes.
Dans ce contexte, mobiliser la générosité devient un exercice plus exigeant pour les organisations. Je vous rassure cependant, la volonté de contribuer des donateurs demeure bien présente, même si elle s’inscrit dans un environnement où ces derniers doivent faire des choix plus attentifs, plus sélectifs et sont plus sensibles à la manière dont les organisations utilisent leurs contributions.
Une philanthropie de plus en plus relationnelle
À travers nos accompagnements, on observe aussi une autre tendance très claire : la capacité de mobiliser des dons ne peut reposer uniquement sur la qualité d’un projet ou sur la créativité d’une campagne. Elle doit reposer également sur la qualité de la relation que vous entretenez avec vos donateurs. Notre prochaine étude démontrera que plus de la moitié des donateurs demeurent fidèles aux mêmes organismes ou aux mêmes causes, au fil des années.
Cette fidélité est l’un des actifs les plus précieux que vous détenez. Pourtant, elle demeure souvent sous-exploitée. Plusieurs organismes investissent encore beaucoup d’énergie à créer de nouvelles activités ou de nouveaux événements, alors qu’une partie importante de leur potentiel philanthropique réside déjà dans la communauté qui les entoure. Est-ce votre cas? Si oui, je vous invite à lire le propos de ma collègue Amandine, dans cet article sur le marketing relationnel.
Il est important de comprendre que cette fidélité ne s’improvise pas, elle se construit dans le temps par la transparence, par la compréhension de la mission, par la démonstration de l’impact et par votre capacité à maintenir un dialogue continu avec votre communauté. Dans un contexte marqué à la fois par l’incertitude économique et par un certain climat de scepticisme, cette relation devient d’autant plus essentielle. Elle permet de maintenir la confiance et de préserver l’engagement des donateurs même lorsque l’environnement se fragilise.
On remarque souvent que ce qui vous empêche de maintenir l'engagement de vos donateurs, est un défi bien concret... le manque de ressources. Que fait-on lorsque les ressources sont limitées, les sollicitations plus nombreuses ou plus complexes et que les attentes sont plus élevées qu’auparavant? Savoir prioriser les avenues les plus prometteuses pour votre pérennité devient votre levier le plus stratégique. Mobiliser vos donateurs dans la durée n'est pas un luxe, c'est un pilier de votre développement philanthropique. Et pour réussir à mobiliser durablement ses donateurs, il ne faut pas considérer cette relation comme une simple fonction de communication. Récemment, lors d'une conférence que j'animais, je proposais aux organisations présententes d'aimer son donateur... oh oui, l'aimer profondément! Et non pas pour la profondeur de sa poche, mais pour son geste pur, pour la confiance et le respect qu'il vous accorde. Rien n'est jamais acquis, un donateur est une personne bien réelle qui fait toujours le choix délibéré de vous donner à vous, plutôt qu'à une autre cause.
Une complémentarité nécessaire entre données et relation humaine
Ce qui peut sembler paradoxal aujourd'hui est en réalité très concret, en pratique : la philanthropie demande à la fois une compréhension fine des données et une relation profondément humaine avec les donateurs.
Les données permettent de mieux comprendre le parcours des donateurs, leurs comportements et leurs attentes. Elles vous aident à structurer vos stratégies, à mieux connaître ceux et celles qui vous soutiennent et à prendre des décisions plus éclairées. Alors que chaque interaction compte, cette connaissance est un actif. Les outils qui permettent de comprendre et de mobiliser les donateurs n'ont pas fini d'évoluer : les données, les technologies et bientôt l’intelligence artificielle transformeront inévitablement certaines pratiques du développement philanthropique.
Quoi qu'il en soit, aucune avancée technologique ne remplacera l'humain. La relation demeure au cœur de l’engagement philanthropique. Donner sera toujours un geste motivé par la sensibilité à une cause ou par le désir de contribuer à un changement concret.
Ces deux dimensions ne s’opposent pas : elles se complètent. Pour réussir à mobiliser durablement votre communauté, vous devrez conjuger intelligence de données et qualité de la relation humaine.
Car avant d’être une transaction, un don demeure d’abord un geste profondément humain.
Une évolution pour toujours mieux vous accompagner.
C’est dans cette logique de complémentarité entre données, stratégie et relation avec les donateurs que nous avons choisi, il y a quelques mois, d’intégrer l’expertise d’Atypic à Épisode, et que nous poursuivons notre travail auprès de vous.
Car cette évolution nous permet aujourd’hui de vous accompagner de manière encore plus complète, du premier geste de générosité jusqu’aux campagnes majeures de financement, par l'analyse stratégique, la compréhension des données et le développement de relations durables avec les communautés qui vous soutiennent. Et nous voyons déjà les résultats avec nos partenaires.